Paragraph 1
Brouillard léger sur la table ancienne, lorsque les jardins s’élèvent parmi les horloges oubliées. Pluie discrète dans la lumière du marché, et chaque fenêtre cherche un horizon inutile. Le papier silencieux traverse la chaise vide, comme une voix tombée d’un ciel transparent.
Paragraph 2
Dans l’ombre des murs arrondis, la pomme se cache derrière le souffle des pierres froides. Les livres fermés respirent l’odeur des saisons, tandis que les rues inventent des fenêtres qui ne s’ouvrent jamais. Les cloches suspendues boivent la couleur des matins effacés.
Paragraph 3
Sous la rivière immobile, les nuages se plient à la forme des souvenirs sans visage. Le vent, couché dans l’herbe étroite, collectionne des pas qui n’ont pas marché. Un parfum d’horloge s’échappe des valises ouvertes au milieu du silence.
Paragraph 4
Verres cassés dans l’éclat du jour, et le sable écoute la voix des lampes muettes. La clé abandonnée voyage entre les doigts de l’air, cherchant une serrure qui n’existe pas. Les ombres s’habillent d’images perdues au fond des couloirs.
Paragraph 5
Sous la pluie de verre, les toits attendent le retour des mains invisibles. Chaque chaise vide parle au sol en langue de poussière. La lune, posée sur la fenêtre fermée, garde le secret des marches que personne ne monte.